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Description

Aménagement du Musée Spiritain des Arts Africains

Maitrise d'Ouvrage

Congrégation du St-Esprit

Lieu

Allex, Drôme, FR

Année

2019-2017

Crédits

GERNAY ARCHITECTE,
Pierre-Emmanuel Gernay,
Louis Latzarus (dessinateur)
NEM ARCHITECTES (mandataires)
Nicolas Rolland (commissaire scientifique)
Nicolas Ingénierie (BET fluide-élec)
Cyrille Weiner (photographies)
T&D (signalétique)

La collection d’art africain de la Congrégation du Saint-Esprit reste assez méconnue; ce sentiment de découverte d'une collection très peu exposée jusqu'à ce jour donne la direction générale de l'atmosphère du musée.

L'opération a la triple ambition de favoriser des rencontres et des échanges d’idées autour des thèmes des expositions, présenter et partager la collection avec le public, conserver et préserver les oeuvres.
S’insérant au rez-de-chaussée d’un bâtiment existant, le plan proposé répond de manière assez littérale à ces objectifs, les disposant les un à la suite des autres dans un cheminement en enfilade, du plus ouvert au plus sacré.

La première séquence correspond à une salle multi-fonction largement ouverte sur le parvis et le parc au Sud, qui a vocation à accueillir un panel d’activités satellites au musée. La salle initiale étant satisfaisante en capacité, il a été décidé de conserver au maximum l’existant, concentrant l’intervention sur le confort thermique.

Viennent ensuite l’accueil et la salle de projection, qui permettent d’introduire le musée et de faire tampon entre un espace dédié aux hommes et un espace dédié aux oeuvres.

Enfin, la salle d’exposition et la réserve occupent un seul espace aux murs épais, éclairé de quelques hautes fenêtres doubles en plein cintre et aux vitrages sablés qui soulignent le caractère sacré du lieu. Le musée est aménagé sous le sanctuaire et le clocher existant, dont les charges reposent sur de larges poteaux de béton qui naissent dans l’espace d’exposition. Ces poteaux deviennent des totems qui témoignent de la présence de l’édifice religieux au dessus.

Depuis la petite porte d’entrée, la collection s’embrasse d’un regard, proposant ainsi des rapports croisés entre les oeuvres. La scénographie propose une superposition et un développement croissant de niches en argile qui évoquent l’empilement, le stockage, la classification: une allégorie spatiale de l’acte de collectionner,.

Le parquet de pin maritime sur lambourde blanchi et les enduits clairs renvoient avec douceur la lumière diffuse, mettant en scène dans une atmosphère poudrée la découverte d’une collection jusqu’ici confidentielle. Les oeuvres se détachent sur ce fond blanc, posées dans les niches et protégées par des plaques de verre dont les reflets accrochent l’oeil.

Le plafond supporte les gaines nécessaires au maintient d’une température et d’une hygrométrie propice à la conservation idéale des oeuvre, ainsi que les luminaires qui suivent un calepinage strict. L’ensemble, disparaissant dans une pénombre épaisse, brouille les limites de l’espace et rappelle les environnements bien tempérés des magasins industriels du XXe siècle, participant à la sensation de pénétrer dans une réserve.

À mesure que l’on s’avance librement, les proportions des vitrines incitent progressivement le visiteur à expérimenter physiquement un regard changeant sur les oeuvres, se penchant sur elles d’abord, jusqu’à en être lui-même enveloppé. Les blocs d’argile se développent jusqu’à remplir complètement la salle: à la limite de la réserve, les vitrines hautes confinent l’espace, réduisent les profondeurs de champ et atténuent l’ambiance acoustique, proposant une relation plus intime aux oeuvres les plus sacrées. Au fond de l’exposition se devine la réserve, visible, mais inaccessible au public.

La disposition des vitrines comme une suite numérique très stricte (5-4-3-2-1) permet à la fois d’écraser la perception de profondeur depuis l’entrée pour appuyer cette vision d’un ensemble et, paradoxalement, de mettre à disposition une scénographie souple et non-déterminée offrant de nombreuses combinaisons de relations d’oeuves à oeuvres. Des vitrines mobiles viennent compléter le dispositif pour définir des cheminements au besoin.

25. MUSÉE SPIRITAIN
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Description

Construction d'un hôtel en surélévation

Maitrise d'Ouvrage

Privée

Lieu

Paris X, FR

Année

2019-2017

Crédits

GERNAY ARCHITECTE,
Pierre-Emmanuel Gernay,
Samuel Genet-Aboucaya
Maud Hannart (couleurs, textiles)
Ginko ingénierie (BET fluide-élec)
S2T (BET structure)

Le projet consiste à construire un hôtel sur le toit d'un immeuble de logements.
Cette implantation offre un cadre exceptionnel, tempéré par un prospect qui limite la hauteur sous plafond à 2m10. Cette contrainte donne paradoxalement une atmosphère troglodyte inédite à un espace entouré de vide, à la manière des habitations des vallées de Cappadoce. La façade porteuse de la surélévation est composée d’une colonnade rigoureuse de poteaux en bois grisés naturellement, posés sur une allège carrelée. La façade réglée donne une mesure de référence assimilable immédiatement. Par contraste, sept murs sinueux définissent les espaces intérieurs, en transformant le sujet du couloir en une déambulation labyrinthique qui renforce l’intimité des chambres et favorise des jeux d’ombres et de lumière. Des salles de bain-baignoires et les sanitaires viennent se glisser dans les alcôves créées. L’ensemble favorise l’apparition d’arrêtes verticales pour alléger la sensation d’écrasement due à la faible hauteur sous plafond. La toiture est en bois massif, aboutée manuellement sur place pour faciliter la manutention, et les murs porteurs en biais participent au contreventement de l’ensemble. Les ventilations existante de l'immeuble sont dévoyées ou érigées en sculpture.

24. HOTEL PARODI
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Création de trois logements et restauration d'un immeuble en pierre de taille

Maitrise d'Ouvrage

Financière Clorélice

Lieu

Pontoise, Val d'Oise, FR

Année

2016

Crédits

GERNAY ARCHITECTE,
Pierre-Emmanuel Gernay,
Samuel Genet-Aboucaya
Maud Hannart (couleurs)

D'abord, restaurer la façade en pierre de taille d'un immeuble du XIXe siècle, ensuite, créer trois logements dans les combles existants pour rentabiliser l'opération.
Comme point de départ du tracé des logements, nous considérons l’expression des éléments constitutifs de ces combles: les fermes, les pans de toitures, les cheminées.
Les cloisons de séparations des pièces nécessaires viennent se glisser tranquillement entre les éléments de charpente en s’appliquant scrupuleusement et systématiquement contre les pannes et les fermes. Les cloisons deviennent une toile de fond pour montrer l’imbrication magnifique des cheminées suspendues, des entraits et des poinçons.
Le plan très orthogonal issu du plan de charpente est contrarié par un couloir courbe. Celui-ci étire l’espace en rencontrant le pan de toiture et rend plus confidentiel les accès aux pièces intimes. Le sol d’un brun rouge contraste avec les cloisons blanches et les cheminées de plâtre restaurées pour souligner leurs dispositions spatiales. Les fenêtres de toit diffusent une lumière indirecte qui prend des teintes rose, verte ou jaune, selon les réverbérations sur le sol, les plans de travail de la cuisine ou les carreaux des salles de bain.

23. LOGEMENTS À PONTOISE
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Description

Transformation d'une cour intérieure

Maitrise d'Ouvrage

Privée

Lieu

Vitry-sur-Seine, Val de Marne, FR

Année

2016

Crédits

GERNAY ARCHITECTE,
Pierre-Emmanuel Gernay,
Samuel Genet-Aboucaya

Une maison en fond de parcelle à Vitry-sur-Seine s’organise autour d’une cour. Celle-ci est plus basse que le niveau de la rue, et la totalité de sa surface est occupée par une rampe d’accès et une dalle en béton.
Le projet révèle la pleine terre enfouie sous les années de béton et défini précisément le périmètre de la cour pour lui redonner un caractère domestique. Les différents niveaux de béton sont affouillés jusqu’à retrouver la terre. Les murs périphériques sont protégés d’un nouvel enduit et une lisse en aluminium verni marque la limite de l’intervention tout autant que la limite du jardin. Au delà de ce liseré, trois espaces servant se glissent en négatif: une entrée, une cabane de jardin et un jardin d’hiver. Des éléments comme des marches, portails, portes, pas japonnais… permettent aux habitant de profiter de cette nouvelle condition naturelle sans la subir. La forme elliptique de la terrasse modifie la perception de l’espace du jardin selon le point de vue.

22. JARDIN D'AKIRA
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Transformation d'un appartement de famille

Maitrise d'Ouvrage

Privés

Lieu

Romainville, Seine St-Denis, FR

Année

2014

Crédits

Pierre-Emmanuel Gernay
Paul de Coudenhove

Un couple à la retraite hérite d’un appartement familial et s’apprête à y vivre. Il est à Romainville, au 8e étage d’un bâtiment des années 70. Son orientation Est-Ouest et sa situation en hauteur lui offre une vue exceptionnelle sur Paris et la banlieue.
Le plan d’origine oppose un traditionnel duo salon-cuisine à l’Ouest aux deux chambres à l’Est.
L’ambition du projet est de rendre les pièces traversantes, pour ressentir la sensation de flotter au 8e étage, entre l’horizon de l’Ouest parisien et celui de l’Est banlieusard.
Sans démolitions superflues, l’intervention consiste simplement à creuser les murs existants pour faire apparaitre deux enfilades contiguës. Les murs, découpés et laissés béants, témoignent des divisions spatiales précédentes et actuelles. Dans ces nouvelles divisions viennent se glisser les éléments de mobilier nécessaires aux usages quotidiens.
Une porte circulaire en verre sculpté permet de réguler l’intersection avec l’entrée. Elle ferme au choix l’un des quatre espaces qui la jouxte. Le temps nécessaire à sa manipulation met naturellement en place une distance entre ces quatre espaces si proches.

15. APPARTEMENT WILLEME
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Aménagement d'une piscine et d'une terrasse

Maitrise d'Ouvrage

Privée

Lieu

Beauvallon, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FR

Année

2013

Crédits

Pierre-Emmanuel Gernay

Cette commande pour une piscine surplombant le golfe de St-Tropez est d'abord envisagée d'un point de vue paysager.
En proposant une perspective corrigée, la piscine devient un plan d'eau vertical, surface impossible qui surgit du paysage en aplatissant les plans successifs qui le composent: Le sol proche en terre cuite rouge, le ciel clair et la mer bleue lointaine deviennent une composition de surfaces planes depuis un point de vue dédié.
Cette forme en trapèze contient un couloir de nage central flanqué de deux miroirs d'eau peu profonds qui permettent de varier les usages aquatiques.
La piscine vient déborder à l’extrémité de la terrasse dans une citerne souterraine située en contrebas. Un échange thermique entre l’eau qui ruisselle et le mur de refend s’opère, adoucissant la température du morceau de jardin en contrebas.

06. PISCINE À BEAUVALLON
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Description

Transformation d'un studio

Maitrise d'Ouvrage

Privée

Lieu

Paris XI, FR

Année

2017

Crédits

GERNAY ARCHITECTE,
Pierre-Emmanuel Gernay,
Louis Latzarus (dessinateur, OPC),
Maud Hannart (design couleur)

Le projet profite de la géométrie initiale en biais de la parcelle, suivie par le bâtiment, pour proposer un exercice classique sur le poché. Une limite parallèle à la façade définie une première séparation entre le salon/cuisine et une rangée d’espaces intimes. Une seconde hiérarchie est induite par le biais qui permet à des espaces déjà intimes de distribuer d’autres espaces encore plus intimes. Cette circulation double enrichi l’expérience physique de ce petit studio. Un travail sur les teintes claires et obscures qui se surimposent à un sol en terre crue et terre cuite vient souligner ces caractéristiques tout en adoucissant l’atmosphère générale.

28. STUDIO HOLL